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Organisation du marché de l'industrie alimentaire
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Contrairement à la plupart des cultures, l'industrie alimentaire de la pomme de terre ne fait pas l'objet d'une Organisation Commune de Marché. Les prix de ces pommes de terre ne sont pas fixés par les Pouvoirs Publics ni au niveau français, ni au niveau européen. Ils évoluent soit sur le marché libre, soit dans le cadre de la politique contractuelle établie entre industriels et producteurs.
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Un marché libre : garantir une souplesse des politiques d'achat
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A l'origine, les prix de la pomme de terre utilisée par l'industrie alimentaire étaient uniquement fixés sur le marché libre. Ils variaient selon la loi de l'offre et de la demande, selon un système de cotation établi par les bourses de commerce.
Il existe deux principaux systèmes de cotation :
- Le système de cotation dit de « Hanovre » : Les prix sont fixés à la bourse de commerce de Hanovre en Allemagne. Ce marché étant européen, les cotations ont une influence sur les prix en France.
- Le Service des Nouvelles des Marchés : ce système de cotation pour la pomme de terre est apparu en juin 2000. Il est établi par le Ministère de l'Agriculture, chaque vendredi en fonction des prix du marché français, sous réserve d'un nombre de transactions suffisant.
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Une politique contractuelle : garantir les prix et les volumes d'approvisionnement
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Le marché libre étant aléatoire et risqué, les industriels et les agriculteurs ont peu à peu choisi de développer leurs relations commerciales dans le cadre d'une politique contractuelle. La fixation des prix repose sur des négociations menées chaque année avant la récolte, entre chaque entreprise et les agriculteurs qui la fournissent.
Cette politique a deux atouts : elle assure un prix minimum de la pomme de terre aux agriculteurs et un volume d'approvisionnement à prix garantis pour les industriels.
Ce système de fixation des prix prend sa source dans l'accord interprofessionnel «Transformation» signé au niveau du GIPT entre industriels et agriculteurs. L'accord fixe le cadre des négociations qui vont ensuite s'engager chaque année entre les parties.
Il existe deux principaux types de contrats mis en ouvre :
- les contrats à prix fixes : les négociations entre les industriels et les agriculteurs qui les approvisionnent ont lieu avant la plantation, autrement dit en hiver. Les prix sont alors fixés pour un an, avant de connaître les résultats de la récolte.
- les contrats à prix de marché : les négociations, qui se déroulent également avant les plantations, ne portent plus sur les prix mais sur les volumes. Les industriels s'engagent à acheter un volume de pommes de terre pour une année. Le prix n'est pas fixé dès le départ, mais à chaque achat au cours de l'année, en fonction des cotations. Ce système donne une plus grande souplesse à l'approvisionnement et permet de fixer le prix des pommes de terre au plus près des prix du marché. Certains contrats imposent cependant un prix minimum et un prix maximum de la pomme de terre : dans ce cas, ils sont appelés contrats mini-maxi.
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Un partage des approvisionnements voué à un bel avenir
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Le marché libre et la politique contractuelle sont complémentaires. En effet, si la politique contractuelle permet de donner des garanties aux industriels et aux agriculteurs, elle est également plus rigide. En effet, elle implique un engagement sur un an. Le marché libre, quant à lui, est souple mais sans garantie. C'est pourquoi, les professionnels préfèrent allier approvisionnement par le marché libre et approvisionnement dans le cadre de la politique contractuelle.
Selon toute vraisemblance, ce partage des approvisionnements est appelé à se perpétuer. En effet, compte tenu de la tendance à la libéralisation des marché qui existe en Europe, il semble peu probable qu'une Organisation Commune de Marché voit le jour.
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L'accord interprofessionnel, cadre de la politique contractuelle
L'accord interprofessionnel signé au sein du GIPT, joue un rôle d'encadrement fondamental dans la mise en place de la politique contractuelle. Il définit les grandes étapes de l'élaboration de cette politique tout en laissant une large part à la négociation entre industriels et agriculteurs.
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